Tout est une question d’équilibre déséquilibré

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Un cycliste à l’arrêt tombe. Il ne tient debout qu’en avançant, en se déséquilibrant constamment pour se rééquilibrer un peu plus loin. Toute chose qui dure est dans la même posture : elle ne se maintient qu’en se transformant, et elle ne se transforme que parce qu’elle n’est pas tout à fait à l’équilibre. Tout est question d’équilibre déséquilibré.

A chaque cycle, le rééquillibrage compense le déséquilibre mais laisse derrière lui un résidu, un nouveau déséquilibre qu’on appelle mouvement. Et le mouvement, c’est la vie, c’est l’univers.