Ce qui dure dans le temps

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Ce qui dure n’est pas ce qui s’équilibre, c’est ce qui ne s’équilibre pas tout à fait. L’équilibre parfait est une mort — le système qui annule son déséquilibre s’arrête, comme une horloge dont le balancier reviendrait exactement au repos. Et la divergence est l’autre mort — l’effondrement aux bornes. La viabilité est la bande étroite entre deux morts : ni l’annulation, ni la fuite. Et ce qui maintient un système dans cette bande, c’est précisément le résidu : l’imperfection structurelle du rééquilibrage qui, à chaque cycle, relance le mouvement sans le laisser ni s’éteindre ni exploser.